Politique vélo – politique de déplacements
Notre association a été créée en 1984, depuis son origine nous oeuvrons auprès des décideurs pour une volonté politique plus conséquente en faveur des modes doux et en particulier du vélo.
Nous sommes maintenant en 2020 et force est de constater que sur le terrain, rien n’a fondamentalement changé. Des études, il y en eu, de la concertation également , mais sur le terrain pas de choses significatives, le gros des budgets est toujours dédié à l’automobile. Il y a le Plan de Déplacements Urbains (obligation légale), un canevas de bonnes intentions qui sont également dans les discours, mais la part modale du vélo demeure toujours très faible (3 %),
Quels sont les objectifs ? comment y arriver ? voilà un schéma méthodologique qui représente bien toutes les facettes. Pour arriver aux objectifs, il y a de nombreux leviers, mais tout cela doit être coordonné. Il est évident que le centre ville doit être accessible. Mais si l'on veut une ville plus agréable, plus humaine, il convient de réduire le trafic automobile, en limitant son accès au trafic parasite par exemple, que ne puissent y accéder que ceux dont c'est une obligation ou qui ne peuvent faire autrement et offrir de manière très forte (facilité, simplicité et rapidité : les mots clés !) d'autres alternatives que sont les transports collectifs ou le vélo. Mais force est de constater que le tramway ne va pas s'étendre, que les parkings relais ne sont pas constamment mis en valeur, que pour les aménagements cyclables c'est identique, il n'y a pas de stratégie claire pour augmenter le nombre d'utilisateurs.
De même dans les quartiers résidentiels, pas de planification pour créer vraiment des quartiers où il fait bon vivre en créant de manière significative et surtout cohérente des zones 30 et en éliminant le trafic de transit. Pour bien illustrer cela, un exemple : le quartier Furstenberger, il n'y a pas une zone 30, mais des rues distinctes avec des régimes de vitesse différents. Quand vous traversez la rue Anna Schoen et rue Schwartz, vous ne savez jamais quelle est la vitesse autorisée.
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(Inspiré librement Temps des rues 1990 - Lydia Bonamoni - Ecole Polytechnique de Lausanne)
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